(SIC) asbl

In Senso Figurato

1 juin – 24 novembre 2013

In Senso Figurato est une résidence de création, qui se déroule entre le 1er juin et le 30 septembre 2013, dans l’intention de voir les artistes invités produire une œuvre nouvelle, teintée de près ou de loin par l’expérience d’un séjour vénitien d’une semaine environ. La production de chaque artiste sera réunie dans un livre collectif à paraître à l’automne 2013. La visibilité du projet sera assurée tout au long de la Biennale de deux manières. D’abord, par la création d’un site Internet visant essentiellement à intégrer les contributions de chaque participant de manière anonyme, comme un inconscient iconographique et numérique du projet. Mais une médiatisation individuelle sera aussi de mise, sous la forme d’événements publics, de « gestes » parfois infimes réalisés par chaque participant au cours de sa résidence, et répertoriés également sur le site.

Bio

Jan Baetens (1947) : Ecrivain et poète belge d’origine flamande et d'expression française. Professeur à la KUL, il a un profil hybride de chercheur et de créateur. Ses travaux portent spécialement sur les rapports entre le texte et l'image. Il s’intéresse à ce titre au récit photographique et à la bande dessinée. Lauréat du prix triennal de poésie 2008 de la communauté française pour son recueil intitulé Cent fois sur le métier. 

Claude Cattelain (1972) : Performer, vidéaste et dessinateur. Il crée généralement des pièces de courtes durées, associées sous forme de séries, qui s'inscrivent dans un contexte spatial déterminé : celui d’un environnement immédiat, quotidien. Elles donnent à voir tantôt l'artiste qui s'essaie à mille et une actions étranges, dans une sorte de face-à-face acrobatique et émotionnel avec lui-même, tantôt des assemblages d'objets hétéroclites qui esquissent des silhouettes anthropomorphes auxquelles il arriverait de semblables aventures. Travail présenté notamment au Palais de Tokyo à Paris, au CRAC Alsace de Altkirch, au Musée des beaux-arts de Mons.

William Cliff (1940) : Poète belge de langue française né à Gembloux. Sa poésie concrète et lyrique, inspirée par le quotidien, ses voyages et ses lectures des poètes du bas Moyen Age, ont très tôt attiré l'attention de ses pairs, dont Raymond Queneau qui parraina la publication de son premier recueil Homo sum paru en 1973 chez Gallimard.

Lara Gasparotto (1989) : Jeune photographe vivant à Anthisnes, Lara Gasparotto a été remarquée dès la fin de ses études à Saint Luc à Liège pour ses images qui outrepassent les codes de la photographie pour mieux atteindre l'énergie de moments singuliers, épars dans la vie et le mouvement d'une jeunesse qui est sienne, d'une meute composée de vieux amis et de nouveaux, vivant un peu partout mais toujours élus dans ses images explosives et intimes. Travail exposé à la biennale de Marchin, au Guangdong Museum of Arts de Guangzhou et au 3-Shadows Photography Art Center de Pékin.

Pierre Gérard (1966) : Développé communément dans les domaines de la musique et des arts plastiques, le travail de Pierre Gérard est une plongée en abysses, une immersion dans le monde environnant, au sein de sa substance la plus intime. Attentif à la vie secrète des objets et des matières, à cette vie qui tend à se poursuivre en parallèle à celle que l’homme leur attribue arbitrairement, selon les connaissances restreintes dont il dispose, l’artiste entreprend de les écouter, de les appréhender, pour ensuite s’en saisir et les réorganiser en des associations qui mettent à jour ce qui a déjà lieu au départ mais sur lequel on passe en général distraitement. Son travail a notamment été exposé aux Brasseurs à Liège et à la galerie Olivari-Veys à Bruxelles. 

Louise Herlemont (1980) : Plasticienne née à La Louvière, Lauréate du prix Médiatine en 2007, Louise Herlemont travaille principalement la photographie et la vidéo qu’elle développe dans des projets in situ. Elle a notamment exposé au Musée Ianchelevici de La Louvière, à Etablissement d’en face (2003), au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (Projet A4, 2009).

Guy-Marc Hinant : Auteur, éditeur et cinéaste belge né à Charleroi. Il dirige le label indépendant Sub Rosa spécialisé en musique électronique et d'avant-garde dont il est le créateur. Il y édite la série An Anthology of Noise and Electronic Music. Il a écrit plusieurs fragments narratifs et notes sur l'esthétique pour les Éditions de l'Heure, diverses revues internationales telles que Leonardo Music Journal (SF), Luna-Park (Paris) et pour la revue Lapin (L'Association, Paris). Il est l’auteur de plusieurs portraits filmés en collaboration avec Dominique Lohlé, dont Le plaisir du regret, un portrait de Léo Kupper en 2003.

Jean de Lacoste (1984) : poursuit un travail qui oscille entre la vidéo, l’installation et la création musicale. Musicien actif dans le collectif Mnόad et le groupe Soumonces !, l’artiste a aussi développé une écriture filmique très singulière. Récemment présentés dans certains festivals d’art vidéo internationaux, ou dans le cadre des résidences du Wiels et au BHART#1 à Anvers, mais aussi au Palais des Beaux Arts de Charleroi ou à la galerie Incise, entre autres lieux, ses films et installations vidéo explorent l’intériorité de lieux rendu à leurs étrangeté et leurs mystères. Autant d’univers modelés par la sensibilité d’un regard explorant avec la même acuité les potentialités poétiques du réel que les moyens à mêmes de les étendre et de les amplifier.

Pierre Lauwers (1964): Réalisant un travail qui se développe dans les domaines de la photographie, de la peinture et de l’installation, Pierre Lauwers questionne sur un ton tout à la fois enjoué et grave les ressorts secrets de l’univers et des lois immuables et/ou hasardeuses qui le gouvernent. Les astres, les planètes, et a fortiori les formes géométriques et les secrets de la science trouvent ainsi à s’incarner dans ses images par mille et une astuces détournées. Son travail a été exposé à Etablissement d’en face à Bruxelles, à l’institut Saint Luc de Liège, et à la galerie Rossi Contemporary à Bruxelles. 

Messieurs Delmotte (1967) : Messieurs Delmotte crée des vidéos, photographies et installations dans lesquelles il surgit le plus souvent sous les traits d’un dandy, héritier de Buster Keaton, posant un regard tout aussi désolé qu’enthousiaste sur son environnement immédiat, qui se trouve être bien souvent la ville de Liège et sa périphérie. Philosophe burlesque, auteur de performances absurdes et caustiques, il est l'auteur d'une œuvre « apparemment légère » qui a été régulièrement montrée en Belgique (MAMAC, Komplot) et à l’étranger (Hambourg, Lausanne, Rotterdam…). 

Christophe Terlinden (1969) : Artiste bruxellois intervenant notamment dans l’espace public pour en révéler les caractéristiques, la grâce, les failles ou les limites. Entre dénonciation politique et humour poétique. En 2000, il initie le projet LUME : des mots formés par l’éclairage des fenêtres de bureaux sur les façades des buildings bruxellois. Il a également conçu en 2002 un nouveau drapeau européen constitué d’un cercle continu en lieu et place d’étoiles séparées et distinctes. Ses œuvres ont été exposées au MUHKA, au Wiels et au Musée d'Art contemporain de Lyon.

Jean-Philippe Toussaint (1957) : Ecrivain et cinéaste, également présent par intermittence dans le milieu des arts plastiques par le biais d’installations burlesques jouant sur les codes de l’exposition, Jean-Philippe Toussaint publie depuis le milieu des années 1980 des romans aux Editions de Minuit, animés tout à la fois d’une exigence minimaliste et d’un souffle lyrique constamment mis à l’épreuve d’un certain prosaïsme, peu ou prou imposé par le mode et le cadre de la vie moderne. A récemment mis en place un projet d’exposition avec le Musée du Louvre à Paris. 

Thierry Van Hasselt (1969) : Editeur, scénographe, dessinateur, peintre, Thierry Van Hasselt est le chef de file de la nouvelle vague de la bande dessiné belge. Il est un membre fondateur du Frémok, maison d’édition franco-belge spécialisée dans la littérature graphique. Il vit et travaille à Bruxelles.

Raphaël Van Lerberghe (1978) : est principalement connu pour son travail sur l’image, en grande partie consacrée au dessin. Les phrases ou mots dessinés balisent un univers dont la cohérence s’appréhende dans un dialogue  unissant  les œuvres, le contexte d’exposition et le regard du spectateur.  Chaque proposition est un insert minimum, le point d’appui à partir duquel l’artiste élabore un agencement polysémique ouvrant le champ de nouveaux possibles. Il s’est aussi attaché à l’étude du son et est ainsi à l’origine de plusieurs pièces sonores. 

Thierry Zéno (1950) : Cinéaste et plasticien. Il s'est fait connaître en 1974 lors de la projection de son premier film retentissant au festival expérimental de Knokke : Vase de noces, histoire d'amour tragique entre un homme et une truie, une quête bataillienne d'absolu prenant la forme d'une traversée de l'abjection, une expérience-limite louée en son temps par Henri Michaux. Il est également le co-auteur de Des morts, une exploration des rites funéraires à travers le monde. Le reste de son œuvre, prenant parfois la forme d'installations vidéos, se partage entre la quête ethnographique et la référence surréaliste.

Contacte pendant la Biennale:
Eleonora Sovrani be: 0032 (0) 471 13 90 70 it: 0039 (0) 349 28 91 102


www.sicsic.be/venise/en/news